Bruno Roblès : «La radio, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon»

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Article leFigaro.fr

Le 7 mars dernier, RFM célébrait les 30 ans de radio de Bruno Roblès, au théâtre Comédia, à Paris. La soirée, présentée par Justine Fraioli et Élodie Gossuin, est diffusée ce vendredi 18 mars, à 20h. Confidences de l’animateur du Meilleur des réveils.

Comment s’est passée votre soirée d’anniversaire?

Formidablement bien, je ne vais pas vous dire le contraire. Je n’avais que des amis autour de moi, des camarades d’autres radios, des artistes. J’ai été très touché notamment par le discours qu’a fait Anthony Kavanagh ce soir-là. J’ai été agréablement surpris aussi de voir Leee John du groupe Imagination parce que je suis fan de tout ce qui est funk et disco. C’était une soirée pour moi mais, aussi et surtout, une soirée pour le public, qui s’est régalé.

Quelles surprises vous avait-on réservées?

Par exemple, retrouver mon camarade Pascal Gigot et chanter Ma caravane avec lui. Ou voir une vidéo de mes enfants: ça, c’était le côté émotion. J’ai été très touché par la mobilisation de RFM et de toute l’équipe pour moi. J’étais au courant de la soirée mais je ne savais absolument pas ce qui allait se passer. C’est la première fois où je ne maîtrisais absolument rien, ce qui n’est pas dans mes habitudes. Du coup, on est un peu déstabilisé. Mais, en fait, c’est que du bonheur.

Avant de débuter professionnellement sur NRJ Montpellier en 1985, vous commencez la radio à l’âge de 14 ans, n’est-ce pas?

Oui, j’étais encore à l’école. Je mettais mes disques sur une radio de quartier. J’ai toujours voulu faire ce métier. Je suis comme Obélix: je suis tombé dans la marmite quand j’étais petit. Cela m’a toujours passionné. Dès l’âge de 7 ans, j’avais un micro et un petit magnétocassette que mes parents m’avaient offert pour Noël et, comme il me manquait le casque, je m’en étais fabriqué un en carton, à partir d’une boîte à chaussures. Vous voyez, j’étais pas mal atteint (rire)!

Quels sont les moments forts de vos 30 ans de radio?

J’ai de très bons souvenirs de mes années à Skyrock avec les Zigotos du matin. J’avais mis en route une matinale qui avait fonctionné et qui était l’antichambre du festival Roblès que j’allais faire sur NRJ. Pour l’anecdote, il faut savoir que cette émission n’a pas marché au début, c’était une catastrophe! Je pense que les dirigeants de la station voulaient me voir écartelé sur la place publique tellement les audiences étaient mauvaises (rire). C’est vrai qu’au début, j’ai un peu ramé avant de trouver la bonne formule…

On laissait, peut-être, plus de temps à cette époque…

Je n’ai pas le sentiment que ce soit plus expéditif aujourd’hui. De toute façon, la radio est un média qui se travaille sur la durée. C’est un sillon qu’on creuse tous les jours. Pour fidéliser, c’est long. Je ne pense pas que la radio soit comme la télé où effectivement où au bout d’une semaine on peut dégager une émission. La radio a cet avantage: ce n’est pas un sprint, c’est un marathon.

Au fait, cela n’a pas été trop dur, le lendemain de votre soirée d’anniversaire, d’enchaîner avec la matinale de RFM?

Très (rire)! J’ai dû dormir, peut-être deux heures. Le lendemain matin, le top horaire de 6h était un peu compliqué, je ne vous le cache pas (rire).

Propos recueillis par Stéphanie Raïo