BRUNO ROBLÈS – 30 ANS DE RADIO

RFM : Elodie Gossuin fête les femmes et Bruno Roblès ses 30 ans de carrière

Reportage du site l’ADN

Cette année, Bruno Roblès fête ses 30 ans de carrière. Retour sur son parcours, et nouveaux enjeux pour la radio : les défis et les concurrents ne sont pas forcément ceux auxquels on pense… Interview.

« Je suis tombé dans la marmite quand j’étais petit : dès 7 ans, je savais ce que je voulais faire ». Quand Bruno Roblès découvre la radio, il trouve ça magique. « Ce sont les voix de l’époque, sur les grandes ondes, qui m’ont inspiré. Jean-Loup Lafont, Fabrice,… C’était super impressionnant ». Plus tard, la radio acquiert un côté « service public », d’intérêt général, et accueille des animateurs plus déjantés. « Aujourd’hui, on aide les gens à sortir du lit : la radio est souvent le premier contact civilisé avec le monde extérieur ».

 

Quand il parle de sa carrière, Bruno Roblès confie qu’il est quelqu’un de fidèle. Il fait ses débuts sur NRJ en Province, avant de rejoindre Skyrock. Depuis 10 ans maintenant, il est sur RFM où il anime depuis 5 ans Le Meilleur des Réveils, désormais aux côtés d’Elodie Gossuin. « Dans le choix d’une co-animatrice, il y a en quelque sorte la volonté de créer un couple. J’ai voulu monter un duo hommes / femme, aller dans une direction qui pouvait faire penser à  »Un gars, une fille ». J’aime bien mettre du feu dans les relations hommes / femmes, je veux que les couples puissent se reconnaître et s’identifier ». La cible de ce morning, ce sont donc des couples, des parents, entre 35 et 45 ans. « Il y a une vraie parité à l’antenne : il faut que tout le monde soit représenté ». S’il joue volontiers le macho, le mauvais garçon vis-à-vis d’Elodie Gossuin, il admet que c’est pour faire réagir les femmes. « Je joue de ma mauvaise foi ».

 

Mais son public n’a pas toujours été celui-ci. « J’ai 48 ans, et j’ai commencé la radio il y a 30 ans. Ça a nettement contribué à couper court à mes études… Je préférais raconter des âneries à l’antenne que d’être un ado sage et studieux ». Son auditoire grandit, vieillit avec lui. « Aujourd’hui je me sens plus proche des auditeurs de RFM que de ceux de NRJ ». Pour lui, il est très important de correspondre à l’auditoire. « C’est peut-être une des bottes secrètes de la réussite. Il faut avoir une parole, un ton, des sujets qui intéressent les personnes qui vous écoutent ». Nécessairement, cela change sa manière de travailler. « Heureusement, moi aussi j’ai évolué. Je suis plus réfléchi, J’ai des avis, je grandis… Et je partage ça avec des auditeurs qui ont les mêmes préoccupations sur la vie, la famille, les mêmes références ».

Cela crée une certaine proximité avec le public. « Les gens ont l’impression de faire partie de la famille, ils ont des réactions spontanées et bienveillantes quand ils nous rencontrent ». La radio est un média d’affect, qu’il compare volontiers à un « village gaulois, assez inattaquable ». Il défend un vrai esprit, un respect lié à l’historique du support. « C’est un dinosaure qui a su passer les décennies ».

Pour lui, la radio est le média le plus facile d’accès, le plus direct. « Nos plus grands concurrents, ce sont les réseaux sociaux, qui diffusent un flux d’informations en continu. Mais le son reste un avantage ». Avec l’avènement des réseaux, les animateurs sont obligés d’être plus réactifs. « Avant, une info qui arrivait le lundi pouvait être diffusée le mercredi. Aujourd’hui, on ne peut plus être en retard : nous sommes aux aguets sur le moindre sujet qui pourrait intéresser les auditeurs ». Autre changement, c’est la nécessité de « faire vivre l’émission » au-delà de la radio, sur les plateformes web. « Nous postons, nous tweetons, nous partageons… Les gens sont habitués : si on ne leur propose pas, on est un peu hors du temps ». L’émission de radio devient un peu un produit premium, et les coulisses en sont les produits dérivés. « Ca a un côté un peu radio filmée. C’est dommage, dans un certain sens : ça casse le mystère de la radio… ».

Loin d’être morte, la radio est un média encore très intergénérationnel. « On pensait que les services de streaming allaient tuer les émissions. Force est de constater que même les populations qui ont été biberonnées à iTunes viennent chercher ce petit plus que leur apporte la radio ».

 Bon anniversaire !

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