BILAN 2015 DU MARCHÉ DE LA MUSIQUE ENREGISTRÉE

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I – LA CONSOMMATION DE MUSIQUE EN STREAMING FRANCHIT UN NOUVEAU CAP
L’accélération de la mutation des usages liés à la consommation de musique a marqué l’année 2015 : avec désormais 3 millions d’abonnés, soit 5% de la population française, le streaming franchit un cap majeur et s’affirme comme le moteur de croissance de la musique enregistrée. L’arrivée de nouveaux acteurs, la diversification des offres existantes avec notamment les forfaits famille, et l’extension des catalogues disponibles – les Beatles, ACDC, Led Zepplin – sont autant de signes positifs et de facteurs de développement de cet usage.

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En 2015, le marché de la musique enregistrée a fléchi de 4,7% sous l’effet de la baisse conjuguée des ventes physiques (-15.9%) et, pour la 2ème année consécutive, des ventes de téléchargement à l’acte (-20.5%). Cette restructuration des revenus résulte de l’accélération du basculement des usages vers le streaming.
Les ventes physiques représentent encore 64% du marché. Seul le vinyle est en croissance sur ce segment. Avec 750 000 exemplaires vendus, ce format représente 2,3% du marché physique(en volume).

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II – LE STREAMING PAR ABONNEMENT MOTEUR DE CROISSANCE DU MARCHÉ

Grâce à une croissance de 45%, le streaming franchit le seuil des 100 M€ de chiffre d’affaires. Multiplié par 5 en 5 ans, le chiffre d’affaires du streaming est aujourd’hui 2 fois supérieur à celui du téléchargement à l’acte.
A lui seul, l’abonnement explique cette croissance, avec un chiffre d’affaires en hausse 71% en un an. Le streaming par abonnement représente 79% du chiffre d’affaires du streaming et draine désormais plus de la majorité des revenus numériques.

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Bien que les revenus du marché physique soient encore majoritaires dans le marché total, le numérique représente désormais 36% du marché français. Rien qu’en 2015, la part des revenus numériques a progressé de 6 points grâce à une croissance de près de 15%. Les 5 dernières années (2010-2015), c’est une progression de 21 points.

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III – LA VITALITÉ ET LE SUCCÈS RENOUVELÉS DE LA PRODUCTION LOCALE
Les producteurs de musique ont continué de miser sur les artistes locaux en 2015 : 251 albums francophones ont été commercialisés, soit une progression de 11% par rapport à 2011 (242 albums en 2014, 207 albums en 2013). Priorité est donnée à la mise en avant des productions locales : les investissements marketing pour les artistes francophones s’élèvent à plus de 45 millions d’euros soit les ¾ des investissements marketing.
Avec 129 nouvelles signatures en 2015, dont 77% de nouveaux talents, le travail de développement artistique ne cesse de progresser.
2015, c’est aussi une nouvelle performance de la production locale dans les ventes : plus des trois-quarts (76%) des revenus du marché (hors classique et jazz) sont le résultat des succès de la production francophone. 17 des 20 albums les plus vendus en 2015 concernent des artistes produits localement dont 16 chantent en français.
En 2015, la part des productions locales dans les ventes établit un nouveau record

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Le succès des artistes produits en France s’est confirmé à l’international : en 2015, 24 nouvelles certifications ont été attribuées par le Bureau Export : 15 albums et 8 singles dont 6 atteignent le plus haut seuil de certification, Diamant.
Un tiers de ces certifications est attribué à des artistes chantant en français. Sur les 12 meilleurs albums certifiés à l’international, 5 concernent des jeunes talents.

Communiqué du 8 Mars 2016 © SNEP

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